Ad vitam æternam : Aux origines du mal

Vendredi lecture, je vous présente un livre que vous aurez peut-être envie d’ajouter à votre PAL. Parfois, la couverture d’un roman est attrayante ou mystérieuse. Celle-ci est une toile de l’auteur mais ne fuyez pas, vous ne rencontrerez aucun personnage dans cette situation au cours de votre lecture. Ad vitam æternam est un thriller passionnant que je vous invite à découvrir.

Ad vitam æternam est un thriller passionnant que je vous invite à découvrir.

Présentation du livre

  • Éditeur ‏ : ‎ Estelas Editions (15 février 2019)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Poche ‏ : ‎ 464 pages

Paris 8e, Parc Monceau, le corps d’une mariée est découvert atrocement mutilé dans sa belle robe blanche souillée de sang. Très vite, on fera la même trouvaille macabre à Miami et San Francisco. Les équipes policières françaises et américaines, aux personnages attachants, menés par le très charismatique Lieutenant Fares Khazen, collaborent pour résoudre cette affaire hors norme.
Sur les traces d’un serial killer, les enquêteurs vont lever le voile sur un individu doté d’une intelligence allant bien au-delà de la moyenne, une réussite professionnelle enviable, mais dont le lourd et douloureux passé a fini par le faire sombrer dans une folie meurtrière.
Ensorcelé par cette recherche de vérité jusqu’aux origines du mal, vous serez happé par ce récit peu ordinaire jusqu’à la dernière page.

Biographie de l’auteur

Né à Neuilly, Roger Peyrot a vécu durant la plus grande partie de sa vie dans le Val d’Oise en y exerçant le métier d’architecte d’intérieur. Installé récemment dans le Sud, il est artiste peintre à ses heures perdues, participant de temps à autre à diverses expositions. Il est d’ailleurs l’auteur de la toile imageant le présent roman. Vous découvrirez un auteur au sens de l’intrigue aiguisé qui sait imposer son propre style. Fans de thriller, vous n’allez pas être déçus.
 

Un personnage attachant

 
Fares  Khazen vit dans une petite ville de banlieue depuis que sa femme l’a quitté. Sa vie est rythmée par son boulot. Il est Lieutenant au sein de la Brigade Criminelle de Paris. C’est un Franco-libanais de 43 ans, un grand gaillard à l’intellect bien aiguisé. Il est présenté comme énigmatique et néophile, parfois renfermé et mélancolique mais finalement imprévisible.
Un personnage très attachant que le Commandant Dubreuil, son supérieur, ne réprimande que rarement pour ses retards. Au fil des pages, le lecteur découvre la vie déchirée de Fares. C’est un personnage auquel j’avais envie de tendre la main, pour l’aider, l’écouter.
 

L’intrigue

Ce matin là, Khazen a encore loupé le debriefing et doit rendre des comptes sur une affaire qui n’avance pas. Mais l’entretien est interrompu par un appel téléphonique : une jeune femme retrouvée morte dans le parc Monceau, habillée d’une robe de mariée. Khazen se rend sur place avec Joan Letourneur, sa coéquipière. Le légiste et la police scientifique sont déjà sur place.
Un homme témoigne, il a vu une camionnette et le jardinier travailler tardivement, juste à cet endroit, là où le corps de la mariée a été découvert. L’autopsie révèle des détails abominables, le tueur est cinglé, violent et méticuleux.
 
Loin de là, le Lieutenant Dereck Moore et son adjoint Mickael Sollivan sont, eux aussi sur une scène de crime : une jeune mariée. Un tueur en série ? Alors il peut se télé-transporter depuis la France jusqu’au États Unis puisqu’une nouvelle victime est découverte dans le bois de Boulogne.
 
“Le corps de la mariée gît dans sa belle robe de dentelle blanche, allongée dans l’herbe encore humide de la brume matinale, exposée comme sur un lit de mort. Les mains jointes sur le ventre, formant une scène presque irréelle, les deux jambes bien parallèles, les chaussures aux pieds, tout semble trop bien ordonné mais la tache rouge au niveau du sternum vient gâcher ce tableau qui aurait pu être immaculé.”
Mais c’est par la presse que le Capitaine O’Brian découvre que les meurtres de Miami sont comparables à ceux qui déjouent la police Parisienne. Les pièces du puzzle s’assemblent et Farès est envoyé aux états unis. Nos enquêteurs sauront-ils décortiquer les indices et mettre une fin définitive à ces crimes ?

 

Le Blue Boy et ….. Henri

 
Le Blue Boy est une boite gay que la police découvre dans une autre affaire : un autre meurtre. La victime avait sur la main le tampon de l’établissement. Henri, le barman, est un personnage fabuleux que j’ai vraiment adoré. Sympa, il a l’œil. Grâce à lui la police établi le portrait robot d’un homme, celui qu’Henri a vu partir avec la victime. Un meurtre dans un hôtel qui, jusqu’à ce jour, était un dossier sur le coin du bureau faute d’indice.
 
“La victime avait un tampon sur la main, vous savez, celui que l’on appose quand on entre dans une boite et qui permet de sortir fumer une clope dehors et d’entrer à nouveau.”
 

Une écriture subtile

La plume de l’auteur est subtile. Nous avons des indices et nous apprenons peu à peu qui est le tueur. La question n’est plus qui, mais pourquoi. Les meurtres continuent aux états unis avec une victime collatérale. L’enquête avance lentement mais l’auteur nous a réservé la primeur de l’histoire de vie de celui qui commet ces crimes. Qui est-il réellement, comment et pourquoi cet homme a commencé à tuer ?
Le lecteur apprend à le deviner entre sa vie quotidienne dans notre époque et son enfance.
 
L’histoire du petit garçon est triste et j’ai senti la détresse en lui. Il est attachant…. et j’aurais voulu qu’il s’en sorte autrement. Mais je n’ai pas écrit le roman 😉 alors j’ai suivi simplement la trame de l’auteur, sa plume fluide, ses mots choisis qui ont semés en moi un bouillonnement de sentiments contradictoires. Le suspens reste jusqu’à la dernière page, même si le lecteur s’est déjà imaginé l’issue, l’auteur vous en offre une autre. La douceur des relations entre les personnages tranche avec l’œuvre violente de la couverture. C’est étrange.
 

Un thriller exceptionnel

 
J’ai été profondément touchée par la psychologie des personnages de ce roman. Entre Farès et Joan, le lien est très fort mais c’est celui du respect, de la confiance, de l’amitié. Et puis la rencontre avec Henri, est rafraîchissante. Le Blue Boy devient le point de ralliement où le sens de l’observation d’Henri se révèle capital, de même que ses blagues et sa bonne humeur.
 
J’ai apprécié cette lecture qui est bien au-delà du simple thriller. Entre les différents protagonistes, le lecteur passe du rire au larme dans une enquête pas si simple qu’il n’y parait. Je ne vous ai rien dévoilé sachez-le.
Je vous recommande de lire ce roman à l’intérêt psychologique surprenant.
 

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Je vous souhaite de belles lectures. A très bientôt.

Author: Angelique

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7 thoughts on “Ad vitam æternam : Aux origines du mal

  1. bonjour, comment vas tu? toujours pas fan de policier. même si je n’ai rien contre certains thrillers. actuellement je lis “le petit carnet bleu”. j’espère le terminer aujourd’hui. passe un bon vendredi et à bientôt!

  2. Angélique, tu as bien fait le job mais décidemment, non, la couverture horrible + la mariée atrocement mutilée… Très peu pour moi. Pourquoi se faire du mal ? Bises

    1. Coucou,
      Si je fais bien mon job alors j’en suis heureuse. J’aime être honnête dans ce que je fais 😉
      Je pense qu’il est préférable de lire un thriller bien écrit que rester devant une console (les écrans en général). Et puis, comme tu le sais, je suis psychologue et j’ai vu pas mal de choses bien plus horribles.
      Dans ce roman, l’intérêt n’est pas dans la mutilation mais comment un enfant devient un tueur. A faire lire aux parents 😉 dans un but d’anticipation.
      Si seulement ça pouvait leur faire prendre conscience qu’un enfant a besoin d’amour, d’attention, de soins…
      J’ai l’art de tout transformer 😉
      Je t’embrasse.

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