Ateliers d’écriture thérapeutique

Lundi, je vous présentais un recueil de récits sous forme d’écriture thérapeutique. Je vous invite aujourd’hui à Écrire le silence dans les ateliers d’écriture thérapeutique. Ces ateliers seront individuels et en ligne afin de préserver votre intimité. Vous pouvez dès maintenant vous inscrire afin de recevoir les informations des Ateliers et Formations :

Les Ateliers “thérapeutiques”

J’ai lu un article sur le développement personnel, nouveau terme des psychothérapies qui ouvrent malheureusement la porte à tout et n’importe quoi. Les Ateliers seront proposés par Angélique (biographie).

Dans nos ateliers d’écriture thérapeutiques, c’est surtout sur la forme que prend l’écriture que va se porter notre attention ; c’est ainsi que se démasquent les effets du trauma. C’est la forme qui habite le texte et le façonne, le silence en étant un des outils, un des indices.

La forme témoigne donc des modifications de l’économie interne, c’est-à-dire du lent travail de symbolisation et d’éloignement du point de douleur.

Toutefois, existe d’abord une contrainte intérieure : l’angoisse ; il y a donc une forme d’écriture qualifiée d’effractive, faite à la fois de lissage et de déchirures. C’est une économie psychique habitée par le trauma qui se dévoile ainsi dans la forme et le style du texte.

Le Bullet Journal – Carnet d’écriture

L’écriture comme médiation est une création et que créer, c’est pouvoir afficher et ainsi toucher, palper, croire en une existence séparée, en une identité personnelle, ce qui souvent fait défaut dans les traumatismes d’enfance. L’inscription scripturale de l’expérience traumatique dans le champ littéraire peut en effet participer au processus de restauration du Moi effracté par le trauma ; une reconstruction identitaire par la médiation de l’écriture.

Pour écrire le silence, ce qu’il est impossible de dire, il faut parfois réinventer l’écriture, la fabriquer, au sens de créer, en pensant au grec poeiên, à la poiêsis.

Le silence pose la valeur du langage dans sa globalité comme étant problématique ; pour J.-P. Sartre, se taire est une prise de position, au même titre que se prononcer.

Les ateliers d’écriture thérapeutique

Ces ateliers existent depuis longtemps, et sous différentes formes et je recevais dans le cadre sécurisant de l’Association. Ils ont été annulés, repoussés…. en partie à cause des mesures sanitaires. De par la manière dont ils se déroulent, et qui est propre au thérapeute et à l’interaction entre lui et le groupe, les motivations à l’écriture vont être renforcées. Ce qui est écrit est lu et repris, le plus souvent sans interprétation, mais reste la source éventuelle de questionnements.Ces ateliers se dérouleront en ligne et à votre rythme.

C’est par la capacité d’écrire du participant, sous différentes formes, que va se mettre en place un cadre permettant un travail d’assouplissement psychique et l’expression de ce qui jusqu’alors était impensable. Alors que chez certains le plaisir se manifeste d’une manière évidente, chez d’autres, ce n’est que lors d’un second temps, après une catharsis, que peut s’apaiser la souffrance et naître le plaisir, ce qui est une étape importante dans leur évolution. Une fois la confiance en soi et en autrui retrouvée, l’écriture devient pour chacun, selon son rythme personnel, une voie ouverte à l’imaginaire.

En pratique

Un atelier d’écriture ne doit pas être figé dans des formes et des thèmes mais, au contraire, permettre aux participants, par leur variété, d’être confrontés ainsi à des mondes étrangers aux leurs et, par des différences, comme par de véritables jeux de miroir, de retrouver par l’écriture une élaboration devenue de par leur traumatisme difficile voire impossible, engendrant pléthore d’autres inhibitions.

Le groupe d’un atelier d’écriture fournit un cadre, une structure, un contenant aux pensées et aux émotions. C’est un lieu de rencontres, d’échanges, de partage et de communication à un niveau à la fois cognitif et émotionnel. Non seulement il permet de dépasser une éventuelle timidité à lire ses textes devant les autres, mais il entraîne une confrontation à différentes formes de pensée. Nous communiquerons selon les choix de chaque patient : visioconférence, mail, courrier postal…

Du point de vue psychanalytique, l’accent peut être mis sur les phénomènes de transfert et de contre-transfert, et d’identification réciproque, c’est-à-dire le travail par lequel le sujet se constitue ou se reconstitue. D’où l’importance du professionnalisme du thérapeute.

Du point de vue comportemental et cognitif, soulignons l’importance de l’apprentissage par imitation. L’écriture permet une prise de conscience par le sujet l’amenant à repenser les distances entre sa pensée et les actes, entre soi et les autres.

Pathologies (précisions)

Nous privilégions les pathologies névrotiques, les états limites, les états de stress post-traumatiques, et aussi les victimes d’accidents de la vie (deuil, perte d’emploi, divorce, chômage). Les adolescents que nous rencontrons présentent essentiellement des troubles des conduites alimentaires et des scarifications, ainsi que des conduites suicidaires.

Les dépressions sont malheureusement en augmentation du fait de l’isolement, de la réduction des interrelations sociales, de la peur aussi et des angoisses sur l’avenir par exemple. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez des précisions.

Les ateliers individuels en ligne

Par les nombreuses consignes d’écriture en séance de groupe ou en individuel, à chaque fois variées tant au niveau de la forme que du fond, nous pouvons aider l’écrivant à mettre une distance entre son vécu et son ressenti étouffant, voire encore inconnu. Il peut utiliser la troisième personne du singulier, et même, pourquoi pas, le masculin s’il s’agit d’une femme, puis envisager la possibilité de nommer le personnage par un prénom, une lettre, un surnom, avant de pouvoir enfin passer au « Je » identitaire.

Il est plus qu’intéressant de voir comment tout cela est dit. Ce qui est à souligner, c’est la forme particulière du discours chez les auteurs. Le style ne se transmet pas, il reste personnel, il faut définitivement en passer par là.

Du temps pour soi (conclusion)

Penser, c’est prendre le temps, pouvoir demeurer dans la lenteur naissante de la forme, éloigner la trop grande excitation de l’idée qui surgit, tenir en réserve l’immédiateté du jugement, mais décider de l’affronter à la fin.

Le besoin d’écrire est là, afin de mettre du sens sur la souffrance, en donnant à voir et à savoir l’expérience intime ; la sublimation serait ici, à travers l’écriture, une forme de mise en sens du trauma adressée à l’autre.

Ce travail, à travers l’écriture, permet une représentation et une élaboration de la souffrance ainsi partageables, d’où une réconciliation entre le moi intime et le moi public. Cette confrontation à la réalité extérieure permet de témoigner aux autres et à soi-même de la valeur positive de son monde interne.

L’atelier d’écriture où le travail en individuel avec le thérapeute permet que les « mots arrivent sur la feuille » devient ce premier tiers étayant, ce premier public.

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