Augmentation de la violence : que se passe-t-il ?

J’avais envie de rédiger un article positif pour égayer un peu notre quotidien. Malheureusement, j’ai reçu ce matin un message qui me pousse à m’exprimer sur un sujet d’actualité.

Mutilations des équidés : pourquoi ?

J’en parlais déjà mercredi avec un confrère qui se questionne sur les nombreuses mutilations faites aux chevaux en 2020. Ce psychiatre s’interroge sur le plaisir que l’homme peut ressentir dans ces actes répugnants. Si je crois pouvoir ouvrir le sujet (j’en parlerai plus tard), le thème de cet article porte sur la violence générale actuelle, qu’elle soit physique ou verbale.

un confrère qui se questionne sur les nombreuses mutilations faites aux chevaux en 2020.

Marie-France Hirigoyen n’est probablement plus une référence en matière de lecture et c’est bien dommage. Les actes et paroles agressifs sont légions et si nous avons tous un jour subit cette fureur (travail, harcèlement scolaire…), elle s’est amplifiée d’année, en année.

Mon petit paradis n’est plus épargné alors que nous avions la chance de vivre en paix jusqu’à ce jour maudit de mars 2020. Sans études scientifiques probantes malgré les actualités ardéchoises (ils sont tous occupés en propagande électorale), je ne fais aujourd’hui qu’un constat dont le groupe témoin est un microcosme local.

Vol et dégradations

Si vous êtes abonné à ce blog, vous avez probablement accès à mes divers articles d’information sur la biodiversité de l’Arboretum de Villevocance. Je n’ai pas rédigé cette semaine par dégoût suite aux dégradations volontaires (et anonymes) de nos clotures mobiles. Quand mon confrère m’a questionnée sur les mutilations des équidés, j’ai quand même répondu que mon troupeau ne restait jamais sur les espaces naturels la nuit. Ces lieux sont isolés alors que nos terrains sont toujours en vue de ceux qui ont nos coordonnées.

Le fil de clôture reste matériel, les chevaux sont des êtres vivants particulièrement pacifiques et je ne veux pas que cette folie leur fasse du mal.

dégradations volontaires (et anonymes) de nos clotures mobiles

Le lendemain, David avait fauché et fané le foin. Il revenait donc pour faire les bottes et là, surprise : plus de foin… Il n’y a pourtant pas de passage mais quelqu’un s’est permis de voler (ben si, c’est le terme qui convient) le foin. Là encore, cet espace fauché à la faux est fait par très petites parcelles, la quantité volée n’est pas énorme mais nous oblige à revoir notre organisation. Triste monde… 🙁

Peut-être pensez-vous qu’il n’y a aucune violence dans ces actes. La définition de ce terme est trop souvent synonyme uniquement d’agression. Même si le fil de clôture a été réellement agressé (c’est très solide, il faut y aller pour le mettre en pièces), le vol du foin est le fait d’une personne qui surveille nos trajets (OK, j’avoue, je sais de qui il s’agit). C’est un acte malveillant et agressif dont j’ai discuté en prenant mon café.

le vol du foin est le fait d'une personne qui surveille nos trajets

Le patron du bar m’a avoué qu’il avait fait un système antivol pour le gel hydroalcoolique qui disparaissait trop souvent : ça a un coût pour le bar. Ils ont aussi des vols dans les toilettes : désodorisant, décorations, lingettes… Sans parler des clients qui ont pété un plomb avec cette pseudo crise sanitaire et donnent des leçons en haussant le ton. Misère.

Agressivité verbale

Parmi mes très (trop) nombreuses activités, je suis lectivores (dévoreuse de livres). Vous pouvez d’ailleurs lire quelques chroniques destinées à découvrir des auteurs indépendants et des petites maisons d’édition. En service presse, j’ai fait de belle découvertes littéraires et humaines en choisissant soigneusement les sujets de lecture.

L’union fait la force, l’amour est plus fort que (presque) tout mais le pouvoir et la gloire engendrent égoïsme et corruption. Ainsi, la violence noircit aussi le paysage du service presse.

Touchée par la présentation d’un roman, j’ai envoyé un message à l’auteur pour lui proposer une collaboration, en lui expliquant toutefois que mon calendrier est complet jusqu’à la fin de l’année. Je ne souhaite nommer ni l’auteur, ni le roman mais la réponse de l’auteur (qui ne me connaît pas, soyons clair) était agressif avec en prime un jugement de valeur arbitraire et particulièrement hâtif sur ma vie et mon organisation. Je l’ai remise à sa place poliment et elle a finalement été plus sincère sur sa “promotion”… et ses souhaits.

“On ne peut pas être à la fois, l’assaillant, l’agresseur, et celui qui fortifie la ville contre l’agression.”

Rien à voir avec moi donc. J’ai acheté son livre car je suis curieuse de savoir comment elle a développé le sujet (triste et douloureux disait-elle dans sa présentation). Chaque jour connaît son lot et je suis aussi sceptique que mes confrères sur le plaisir des humains à détruire, voler, juger… Se sentent-ils plus fort ? Pourquoi ce besoin de créer des conflits pour tout et n’importe quoi ?

Les questions restent et je n’ai pas de solution. J’ai choisit de travailler avec des chevaux, animaux nomades et non prédateurs qui ne jugent pas malgré leur extrême sensibilité. A suivre…

Author: Angélique

Chroniqueuse Littéraire Animatrice : Coach Organisation, Ateliers Bullet Journal, Psychologie positive Responsable associative maison-ecologique.org

5 thoughts on “Augmentation de la violence : que se passe-t-il ?

  1. bonjour, comment vas tu? triste nouvelle et constat encore plus triste. déjà que l’humanité n’était pas bien chouette, je m’aperçois que la crise sanitaire fait ressortir ce qu’il y a de pire. même si je n’ai pas de chevaux, j’ai été particulièrement affectée dans mon fort intérieur par les mutilations de bétail. je ne comprends plus cette race à laquelle je ne semble plus appartenir. je ne sais pas si la covid ou autre chose (l’évolution?) fait muter le cerveau humain, mais pour rester polie, ce n’est pas beau et je n’ai plus envie de faire partie de ce monde. bon courage à toi et à tes voisins. à bientôt!

    1. Bonjour Virginie. Tu comprends pourquoi je préfère la compagnie des chevaux 😉
      A ce jour, nous ne pouvons que faire un constat. Mais la psychologie est une science qui dérange et dont les décideurs ne tiennent plus compte, idem pour l’éthologie…
      Cette société n’a qu’un seul dieu : le fric.
      Allez, courage à nous qui cherchons notre place dans tout ça.
      A bientôt.

  2. La violence est devenue partie intégrante de nous. Et les périodes difficiles qu’on a vécu pendant 1 an et demi et ses conséquences néfastes sur nos neurones, sur nos moyens de subsistances, la précarité qui accentue les écarts sociaux, la solitude l’indifférence…tout cela n’est pas anodin, cela n’explique ni n’excuse tout, mais, ils n’y sont pas pour rien dans cette déferlante de violences sur tout ce qui peut soulager les frustrations ! Bon courage !

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