HAPPINESS IS A WARM GUN IN YOUR HAND

Cher lectorat, je vous offre aujourd’hui une nouvelle découverte littéraire. Je vais vous présenter les deux romans de Stéphane JORDANS :

  1. Happy House
  2. Happiness is a warm gun in your hand

Stéphane Jordans : Interview

J’ai découvert l’auteur par les nombreuses questions que je me suis posée pendant mes lectures. Je commence donc cette chronique par un extrait de nos échanges dans la mini-interview qui va suivre. Chaque roman a sa propre construction et la sensibilité de l’écrivain se retrouve dans les thématiques de ses deux romans qui ne sont pas de simples thrillers.

Pouvez-vous me parler un peu de vous ? Vivez-vous de votre écriture ou avez-vous un autre job ?

Je ne vis pas de ma plume. C’est un hobby, une passion. Je dépense bien plus d’argent que cela me rapporte, en correction, en publication, en publicité. J’aime juste l’idée d’avoir créer quelque chose et de le partager. Je suis très heureuse lorsqu’on aime mon livre et désolée mais pas affectée lorsqu’on n’aime pas, parce que d’autres l’ont aimé et moi aussi. Je ne cherche pas à me faire connaître. Je serais bien embêtée, moi qui suis si sauvage. 

Pourquoi l’écriture ?

Enfant déjà, lorsque je me disputais avec mes parents, je leur écrivais  pour partager mes émotions. Chez mes grands-parents, je passais mes journées à taper sur une vieille machine à écrire, imaginant des tas d’histoires. Plus tard, à l’adolescence, j’ai participé pour la première fois à un concours d’écriture. Sans succès.

Écrire me permet de comprendre certaines choses, d’approfondir des thèmes qui me tiennent à cœur. J’ai une idée et puis elle s’enflamme et ça part parfois dans tous les sens . Je ne veux pas écrire pour écrire mais partager. Je veux qu’en lisant mon livre, le lecteur ait appris quelque chose. Oui, c’est ça que je souhaite en vérité. 

En écrivant, j’apprends et je partage ce que j’ai appris.

Happy House en bref

  • Éditeur : Iggybook (3 mai 2018)
  • Langue : Français
  • Broché : 400 pages

Happy House pose les personnages: La famille Adams. Ce livre n’a fait l’objet d’aucune recherche spécifique. Une envie, un besoin. Inspiré par une réflexion faite lors d’une location d’une maison à Deauville: “Ça ne craint pas ici”. De là, mon imagination a fait le reste. Quelle est la plus grande peur que l’on puisse avoir? (Stéphane Jordans)

L’histoire, ma lecture

J’ai lu ce roman en version numérique. Oui, ça vous étonne hein ? J’avais commencé à lire “Happiness is a warm gun in your hand” et dès les premières lignes, l’auteur renvoyait sur Happy House dans la présentation des personnages. Alors pour comprendre, j’ai décidé de lire Happy House. Je vous recommande d’ailleurs de faire de même.

Happy House est un roman facile à lire qui introduit diverses problématiques. Nous découvrons Martin caché dans un placard… une scène de crime. Que s’est-il passé ? Le destin de la famille Adams bascule lors de vacances à Deauville. Annabelle Adams est agressée, Sébastien (15 ans) et Louis (13 ans) sont assassinés. Olivier Adams a échappé à ce massacre parce qu’il était absent ce soir là.

Simple fait divers ? L’enquête vous embarque dans l’histoire de cette famille avec pour décor, le quartier huppé de la Butte Montmartre et notamment la Villa Léandre, connue comme étant une impasse très touristique. Une intrigue pleine de rebondissements, des personnages émouvants, des sentiments étranges… Laissez-votre curiosité s’imprégner de ce livre. J’ai beaucoup aimé Happy House et les inspirations de l’auteur me parlent de ma propre histoire.

Face au deuil, on est tous différents. Olivier est pris par sa maladie, Annabelle vit dans le déni et Martin aspire à être meilleur.

Happiness is a warm gun in your hand (en bref)

  • Éditeur : Librinova (4 août 2020)
  • Langue : Français
  • Broché : 439 pages

Autant Happy House était un coup de cœur, autant Happiness a été travaillé et retravaillé. Beaucoup de recherches en amont, beaucoup de lectures diverses et d’aide notamment d’une psychologue. (Stéphane Jordans)

Ma lecture et un roman aux nombreuses thématiques

Charles Sedelmeyer est un petit garçon qui pleure. Il n’a que 4 ans. Il est enfermé au cimetière de Montmartre :

Maman, vient me chercher….

Nous retrouvons le commandant Di Venice, enquêteur de Happy House. Il travaille sur une affaire de disparitions : trois enfants dont le petit Charles Sedelmeyer. Villa Léandre, Martin Adams a fait son deuil et la connaissance d’une fille de sa classe : Emma Ravy.

La plume de Stéphane Jordans est surprenante car ce roman a plusieurs entrées. Les chapitres vous guident d’une thématique à une autre. J’avoue d’ailleurs que je me suis un peu perdue dans mon début de lecture. Je suis souvent revenue sur les pages déjà lues. Une lecture compliquée ? En réalité, pas du tout si vous prenez le temps d’analyser chaque détail. Le puzzle sera merveilleusement reconstitué dans les dernières pages de ce roman.

Vous pouvez lire uniquement l’enquête si vous prenez les chapitres consacrés au Commandant Di Venice mais quelles seront les pièces manquantes ?

Un thriller, mais pas que…

Dans cette enquête, Emma Ravy est somnambule. Son frère affirme l’avoir vu avec le petit Charles dont elle est la baby sitter. Mais ce frère est étrange et passionné de jeux violents. Le passé de cette famille surprendra le lecteur au fil des pages. D’où viennent-ils ? Quels sont les secrets de la famille Ravy ?

Ce roman m’a vraiment plongée dans la psychologie des personnages et c’est l’intérêt majeur de ce thriller. Il demande réflexion et ne vous laissera pas indifférent. Si la lecture semble compliquée, c’est probablement parce que nous ne prenons pas le temps de faire une pause sur les indices que l’auteur a semés dans le but ne nous alerter sur ce que la vie peut cacher de sombre mais aussi sur la résilience et la réparation des traumatismes.

C’est l’avantage de l’écriture. L’horreur est ici fiction. 

J’ai introduit les disparitions, l’enquête et quelques personnages mais ce triller vous propose une réflexion sur les thèmes suivants :

  • Le conflit transgénérationnel : l’importance du passé sur le présent. (2)
  • Comment survivre après un deuil
  • La médiumnité : le pouvoir de communiquer avec les morts – réalité ou fiction?
  • Le somnambulisme : La jurisprudence française actuelle répond à la question “tuer en état de somnambulisme serait-il un crime parfait ?”
  • L’importance de parler pour désamorcer les conflits.
  • La psychologie d’un tueur en série, son enfance, son adolescence : Est-ce inné ? Les jeux vidéos violents ont ils un impact ? (1)
  • Le meurtre par influence.

(1) Stéphane Jordans s’est inspirée des acte de Mary Bell :

Les philosophes et même les scientifiques ont tous essayé de comprendre ce qui pousse certaines personnes à commettre des actes effroyables, mais des réponses exactes sont difficiles à trouver et restent donc sans réponse.

C’est notamment le cas de la petite Mary Bell de Newcastle, en Angleterre. La fillette naît en 1957 et semble être tout à fait “normale”. Mais derrière son air innocent se cache une personnalité bien plus sombre. Les gens deviennent-ils des tueurs ou naissent-ils ainsi ? Pourquoi Mary a-t-elle commis ces atrocités ?

(2) Dans la répétition des scénarios de vie, l’auteur s’est intéressée à Jacques de Molay. La fin dramatique de Jacques de Molay a inspiré légendes et fictions tournant en particulier autour de la malédiction qu’il aurait lancée contre Philippe le Bel et Clément V.

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Author: Angélique

Chroniqueuse Littéraire Animatrice : Coach Organisation, Ateliers Bullet Journal, Psychologie positive Responsable associative maison-ecologique.org

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