Humour, fantaisie et philosophie : L’ange de Cassel

Tu te souviens probablement de tes cours d’histoire ? Apprendre des dates et des chronologies c’était vraiment chiant n’est ce pas ? Tu vas quand même rire parce qu’après mon Bac, par rébellion, je suis entrée en DEUG d’histoire à Jussieu. Alors, si nous philosophons un peu, ai-je changé le cours de ma vie en refusant celle qui était déjà presque écrite pour moi ? C’est un peu le thème de cet article.

Aujourd’hui, mon carnet de lecture te propose un conte historique original et humoristique : L’ange de Cassel.

Le Mont Cassel

Avec ses 176 mètres d’altitude, le Mont Cassel est une butte-témoin, relique de l’ère tertiaire. Cassel domine largement la plaine des Flandres maritimes françaises et belges, mais n’est pas le point culminant du département du Nord qui se situe à Anor (270 m). Le point culminant de la région des Hauts-de-France est à Watigny.

Comme tu le sais, l’homme a toujours voulu être plus haut, surtout pour voir loin. Cassel, de par sa position, était très probablement une position stratégique dans cet éternel combat de territoire qui opposent les hommes.

Présentation du livre et de son auteur

  • Éditeur : Auto édition (30 août 2020)
  • Titre : L’ange de Cassel
  • Auteur : Pat Caron
  • Langue : Français
  • Broché : 202 pages

Un ange un peu rebelle va essayer de faire disparaître les nombreuses batailles de Cassel. Chaque jour, il incarne un personnage et joue son rôle à travers les époques. Alors si l’histoire est déjà écrite, je te promets que tu ne la connais pas sous cet angle. Je ne vais rien dévoiler et d’ailleurs, j’en ai déjà beaucoup trop dit. J’ai posé quelques questions à l’auteur sur l’écriture de l’Ange de Cassel.

L’auteur connaissait le Mont Cassel, mais principalement de nom, et sans explorer son histoire. 

Mini interview avec Pat Caron

Votre roman est amusant. Pourtant, il parle des guerres nombreuses de ce petit coin, le Mont Cassel. Aviez vous une idée particulière en choisissant ce thème ?

J’ai naturellement tendance à écrire avec ironie ou avec le sourire aux coins des lèvres, mais je ne voulais pas écrire une histoire divertissante, anodine, sans plus. J’ai donc voulu y traiter de questions qui nous touchent tous, plus profondes, qui relèvent de notre raison d’être. Ce genre de questions, qui sont entre autres les mêmes auxquelles répond la religion, m’a toujours intéressé.
L’ironie de Cassel, c’est que ce lieu a l’air très paisible, alors que son Histoire….
Une autre ironie est également son Mont : une montagne plantée là au beau milieu du plat pays.
J’aurais pu écrire sur Gand, qui est ma ville natale et la capitale historique des Flandres, et que je connais très bien; mais j’ai trouvé ça trop facile, et pas très original.

Avez-vous fait beaucoup de recherches pour votre roman ? C’est une lecture courte mais très, très riche.

J’avais écrit (laborieusement) le début du roman avant d’arriver en Australie, et j’avais pour les données historiques rassemblé pas mal d’informations (sans les potasser) en vue de ce roman.
Mais en Australie, je n’avais rien apporté de tout ça, alors que si un jour je voulais vraiment écrire et terminer ce roman, c’était maintenant que je disposais de temps, ou jamais.
J’ai donc dû me débrouiller sans mes recherches et notes. Grâce à mon intérêt constant pour l’Histoire (et mes connaissances qui en découlent), et grâce aussi à internet évidemment, j’ai pu me débrouiller.

Votre roman parle de ces guerres, les fameuses conquêtes de territoire. Selon vous, pourquoi l’homme veut-il toujours plus ? (plus de terres, plus d’argent, plus et toujours plus)

Il est humain, et dans la plupart des cas je pense, bénéfique de vouloir s’améliorer. S’améliorer est une forme d’en vouloir plus. Cette ambition ne doit par contre pas forcément se faire au détriment d’autres. Mais je crois que quand l’homme perd la conscience d’être relié à tous, et à son environnement, il ne se gêne plus pour le faire au détriment d’autrui.
En outre, je crois que le pouvoir corrompt.

L’esprit rebelle dans ce livre

“Tout est précisément une question d’être, pourquoi donc toujours vouloir ‘faire’. Sois et puis c’est tout.”

Une lecture où l‘histoire te sera contée avec beaucoup d’humour, un brin de fantaisie et quelques questions philosophiques. J’ai vraiment passé un super moment de lecture aussi amusante qu’instructive avec L’Ange de Cassel.

En ce lundi, Dieu est en grande conversation avec l’une de ses créatures à l’esprit critique et rebelle.

“On ne peut pas dire que Tu T’en tires tellement bien chez Tes petits chéris…”

lui dit-il en parlant des hommes. Dieu s’en amuse et propose donc d’envoyer son ange sur une butte témoins : Le Mont Cassel.

“Puisque tu sais mieux, tu sauras certainement tout faire mieux aussi.”

Notre esprit rebelle est pris dans son propre jeu.

Selon les écritures, Dieu a créé le monde et le premier jour est celui de la Création de la terre, puis de la lumière, du jour et de la nuit. En ce premier jour, notre ange est envoyé en l’an 428 entre les Francs, les Celtes, les Romains et les tribus Germaniques.

Et pour lui, l’histoire ne fait que commencer.

Mon avis, mais pas que…

Ma note : 5/5

Ce livre m’a beaucoup plu mais demande une deuxième lecture. Il est donc très probable que je t’en reparle prochainement. Ben tiens, pourquoi pas dans notre prochain groupe de lecture ? J’y inviterai l’auteur 😉

Je me suis amusée grâce à la surprenante plume de l’auteur. C’est un livre qui se lit vite mais qui laisse ensuite un petit quelque chose, une question, une étoile qui ne demande qu’à suivre le chemin d’une réflexion sur soi.

Vraiment, les dialogues entre Dieu et son messager m’ont fait rire. Je dis souvent que l’homme se prend pour Dieu et l’auteur m’a répondu sans le savoir. La critique est facile mais que ferais tu, toi, dans la même situation que celui ou celle que tu montres du doigt ?

Au-delà de l’histoire, je crois que l’auteur pose une réelle question. Ce récit se déroule sur sept jours en deux partie :

  • Les conversations avec Dieu
  • L’incarnation de ce messager dans les batailles de Cassel

Alors, y a-t-il un lien entre les sept jours de la création du monde et les sept jours de la semaine pendant lesquels notre messager tente d’abolir les guerres ? Ce messager qui découvre aussi lors de ses missions : la gourmandise, le découragement, l’orgueil, la colère, l’avarice et l’envie.

Dans ce roman, Dieu nous regarde, nous laissant le libre arbitre de nous battre, pauvres humains que nous sommes. L’homme a toujours une raison de se battre et sa religion fait partie de ses nombreux prétextes. Je ne sais pas si Dieu a créé le monde mais j’ai souvent le sentiment que l’homme a inventé Dieu pour expier les pêchers qu’il répète inlassablement. Pratique le truc : je vais me battre, je tue au nom de Dieu et ensuite, je vais à confesse pour avoir le Pardon Divin……. et je continue encore et encore.

Dans ma philosophie de vie, chacun est responsable de lui-même. Je dois prendre mes responsabilités, quoi que je fasse et réfléchir sur la portée de mes actes sur les générations futures. Je regarde la terre sans espérer de l’aide venue des nuages. C’est probablement ce qui va me conduire à une deuxième lecture 😉

Mes recommandations

  • Tu aimes l’histoire
  • Besoin de t’amuser un peu
  • Envie de te cultiver sans retourner à la fac
  • Un livre facile à lire
  • Un peu de réflexion sans prise de tête

Alors vas-y de bon cœur, l’Ange de Cassel est écrit pour toi 🙂

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Author: Angélique

Chroniqueuse Littéraire Animatrice : Coach Organisation, Ateliers Bullet Journal, Psychologie positive Responsable associative maison-ecologique.org

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