L’Arboretum de Villevocance – Ardèche

Depuis quelques années, les bénévoles de l’Association La Maison Écologique (Equi-Wild) ont repris l’entretien et l’animation de l’Arboretum. Pour rappel, en 1990, la municipalité de Villevocance avait donné cet espace d’environ 1hectare pour ce projet. L’école de la forêt s’est organisée avec les enfants durant l’année scolaire 1991/1992. Malheureusement, peu à peu, ce magnifique projet a été oublié.

Mon monde pour demain
En 2020

Cet espace naturel est aujourd’hui dédié à la protection de la biodiversité et ce blog vous informera régulièrement des activités de l’association.

Nous utilisons une faux

Économique et agréable à utiliser, la faux est un outil efficace, silencieux et respectueux de l’environnement. Que ce soit pour faucher de petites ou moyennes surfaces engazonnées, entretenir un pré ou débroussailler une friche, la faux est une excellente alternative aux engins mécanisés.

Pour faucher agréablement et sans effort, la faux doit être adaptée à la morphologie de l’utilisateur et parfaitement aiguisée. Faucher une prairie modifie toujours radicalement les conditions de vie des petits animaux et des oiseaux qui nichent au sol.

L’utilisation de faucheuses rotatives rapides avec conditionneur réduit les taux de survie et les possibilités d’évasion des petits animaux. Des études sur le terrain montrent que l’utilisation de la faucheuse-conditionneuse entraîne des pertes importantes pour les petits animaux : jusqu’à 60% de sauterelles et abeilles. Sans le conditionneur, ce chiffre diminue à 8 %. La faux reste donc l’outil idéal.

Faucher plus haut et plus tard

Adopter une hauteur de coupe d’environ 10 cm permet d’augmenter les chances de survie des amphibiens et des reptiles par exemple. Il faut alors compter sur une amélioration de la qualité des fourrages et sur une légère diminution du rendement.

Effectuer la fauche après la mi-juin (en plaine) ou la mi-juillet (en montagne) permettra à certaines espèces de papillons et d’oiseaux nicheurs des prairies d’achever leur développement. De plus, la taille tardive permet à la plupart des fleurs des prés de se re-semer et contribue à préserver et à promouvoir la qualité botanique des prairies.

Nous fauchons haut en ce mois de mai mais nous laissons des parcelles qui seront fauchées tardivement afin de préserver cet environnement.

Laisser des bandes non fauchées

Les bandes non fauchées forment des biotopes-refuges importants. Il est recommandé de laisser 5 à 10 % de surface sous forme de bandes non fauchées. Il est important de déplacer ces bandes non fauchées à chaque coupe, afin d’éviter l’embroussaillement et de préserver la qualité botanique.

Attention:
– sur des prairies qui viennent d’être mises en place, ne pas laisser de bandes non fauchées durant la première année d’utilisation, pour éviter une dégradation de la composition botanique de la prairie;
– dans des vergers haute-tige, les bandes non fauchées ne devraient pas se situer directement sous la rangée des arbres, pour éviter de favoriser les campagnols.
A part les bandes non fauchées qui sont déplacées d’une coupe à l’autre (= bandes temporaires de refuge), il existe également un autre type de bandes non fauchées, celles qui restent au même endroit et ne sont fauchées que tardivement (bandes de refuge permanentes), par ex. en fin de saison.

Ne pas faucher trop fréquemment

Plus les intervalles de fauche sont longs, plus les petits animaux peuvent se reproduire. Afin de protéger les oiseaux nicheurs au sol comme les alouettes des champs, un délai de six semaines entre la première et la deuxième coupe est nécessaire pour que cet oiseau puisse élever une deuxième couvée.

Sur des grandes surfaces, il faudrait privilégier la fauche échelonnée. Elle consiste par exemple à faucher deux tiers de la surface au 15 juin et le tiers restant trois semaines plus tard. La fauche échelonnée peut également être opérée entre fermes voisines, quand les prairies écologiques de plusieurs agriculteurs se touchent.

Soyons responsables

En conclusion, une meilleure compréhension des liens entre méthodes de gestion des espaces verts et interstitiels d’une part, et flore spontanée et abeilles sauvages d’autre part, offre de nouvelles perspectives de gestion pour favoriser le maintien des populations d’abeilles sauvages et plus généralement de la biodiversité en ville. Une bouffée de Nature à laquelle nous sommes de plus en plus sensibles !

Author: Angélique

Chroniqueuse Littéraire Animatrice : Coach Organisation, Ateliers Bullet Journal, Psychologie positive Responsable associative maison-ecologique.org

2 thoughts on “L’Arboretum de Villevocance – Ardèche

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