Meurtres en Gévaudan

Meurtres en Gévaudan de Florence METGE : Mon avis d’amateur de thriller et polar

Nous suivrons, tout au long de ce polar, l’aventure de Faustine et, par le biais de sa lecture du soir, l’histoire de la bête du Gévaudan.

Le livre

Nous suivrons, tout au long de ce polar, l’aventure de Faustine et, par le biais de sa lecture du soir, l’histoire de la bête du Gévaudan. C’est un point de vue historique dans lequel j’ai appris des détails intéressants.

 

  • Genre : Roman Policier
  • Editeur : Stories by Fictia
  • Nombre de pages e-book : 229

 

L’Auteur en quelques lignes

Je viens de publier “Meurtres en Gévaudan”. L’histoire se déroule en Lozère, un département que je connais bien et que je souhaite vous faire découvrir. Il y est question de l’affaire de la bête du Gévaudan. Pour l’anecdote, je suis une lointaine cousine de Jean Chastel. Vous ne le connaissez pas ? Mon roman vous le dévoilera…

Florence Metge écrit des thrillers, des polars, des récits d’anticipation et de science-fiction… Elle a été ingénieur d’études avant de devenir expert en veille puis chargée de communication scientifique.
Son premier roman, “Meurtres en Gévaudan”, revisite la mystérieuse affaire de la bête du Gévaudan à notre époque.
Florence a aussi contribué à une dizaine de recueils de nouvelles.
– “Connected People” (Humbird & Curlew).
– “Concours ADELI de la meilleure nouvelle d’anticipation sur l’intelligence artificielle” (Books on Demand).
– “Apprendre et savoir” (DDK Anticipation).
– “L’école du futur” (Marathon éditions).
– “Sortilèges et Maléfices” (Lune Écarlate éditions).
– “Ketty’s diary” (éditions du Vénasque).
– “Robots domestiques” (DDK Anticipation).
– “Les nouvelles de l’été” (éditions du Saule).
– “Les chroniques d’une petite culotte” (éditions du Vénasque).
– “Au détour de nos vies” (éditions du Vénasque).

Mythe ou réalité

Qui ne connaît pas la bête du Gévaudan (Lozère pour mieux vous situer) ? Les avis sont partagés sur sa physionomie mais on lui attribue des centaines de morts, femmes et enfants de 1764 à 1767. Des rescapés attestent bien de l’existence de la bête.

Hasard bien étrange.

Meurtres en Gévaudan de Florence METGE : Mon avis d’amateur de thriller et polar

250 ans plus tard, la bête reste présente dans les esprits

  • 19 juin 1767, Jean Chastel abat d’un coup de feu la bête du Gévaudan
  • 24 juin 2017, Chloé Bouquet participe à l’inauguration d’une statue sur la « bête ». elle est retrouvée à moitié nue et atrocement mutilé.
  • 11 avril 2018, Faustine plaque tout, change de vie et vient s’installer à Sainte Lucie en Lozère dans la maison familiale pour y faire des chambres d’hôtes et écrire un livre.

L’endroit idéal pour recommencer à zéro

Faustine occupait un poste de web-master dans une grande entreprise du quartier de La Défense.

Une heure de RER et de métro le matin, du lundi au vendredi, et encore une heure le soir. Comme de nombreux banlieusards, elle s’est épuisée dans une course quotidienne.

Ses parents sont décédés l’année dernière et elle hérite d’une maison en Lozère. Elle quitte donc ce travail pour rejoindre Sainte-Lucie, y faire des chambres d’hôtes et écrire un livre. La maison familiale est proche du parc des loups du Gévaudan et de la vallée de l’Enfer, un endroit magnifique.

La maison a été rénovée l’hiver précédent pour l’accueil des futurs hôtes. Il ne lui reste que quelques travaux de plomberie que le séduisant Jérémi doit terminer.

Satisfaite des travaux, elle décide d’installer une piscine, le petit plus. Jérémi lui fait remarquer que le climat n’est pas forcément idéal en montagne. Elle fait un peu plus connaissance avec ce charmant jeune homme qui connaît très bien la région ainsi que son histoire et… succombe à ses avances. Elle l’attend tout de même pour la finition des travaux, il prétexte souvent d’autres chantiers. Elle finit par s’apercevoir qu’il est coureur de jupons.

Macabre découverte

Restée sur son idée de piscine, elle fait venir un entrepreneur. Malheureusement, dès les premiers coups de pelles mécaniques, un cadavre apparaît, celui d’une jeune fille.

Elle aurait du être heureuse de sa nouvelle vie mais cette découverte macabre remet tout en question.

Les gendarmes montent de Marvejols. Ils installent un périmètre de sécurité, préservent les lieux et commencent leur enquête. Les Techniciens d’investigation criminelle de la Brigade de recherche viennent faire faire des prélèvements. Le Cadavre est là depuis quelques mois et il pleut ce qui n’arrange rien.

Jalousée et pas forcément bienvenue

 Les rencontres avec ses voisins sont froides. Son plus proche voisin qui, comme elle l’apprend plus tard aurait dû récupérer le poste de Directeur du Parc, l’agresse verbalement. Le gérant de l’auberge, dont la femme a disparu mystérieusement et avec qui elle veut s’arranger pour la livraison du pain, veut abuser d’elle physiquement. La Société qui gère le parc ainsi que les locations alentours continue à la harceler pour lui acheter la maison. Elle trouve une pie morte dans une branche de pin.

Elle se demande si son idée de petit cocon ne prend pas l’eau.

Le gentil voisin

Romain, son voisin d’en face et Directeur du parc des loups, lui rend visite pour lui annoncer que des loups se sont échappés. Il s’agit d’un acte malveillant que la Gendarmerie prend très au sérieux. Il lui dit de faire attention et de le prévenir si elle les aperçoit. Ce sont des loups de Mongolie et il n’y a à priori rien à craindre d’eux. L’inquiétude de Romain et le désarroi de Faustine les rapprochent et elle accepte de dormir chez lui car elle n’arrive plus à dormir chez elle depuis la découverte du cadavre. Romain partage avec Faustine ses connaissances et sa passion pour cet animal fabuleux qu’est le loup. Elle apprend aussi qu’il est le cousin de Jérémi.

Ce dernier se montre violent quand il apprend que Faustine l’a quitté pour Romain.

Mais revenons à l’enquête

Un cadavre atrocement mutilé retrouvé près de la statue de la bête, un autre cadavre sur le terrain de Faustine…

Un troisième cadavre est retrouvé, toujours une jeune fille. Le premier et le troisième cadavre ont des morsures de canidés. Auprès du deuxième ont été retrouvées des photocopies de la bête du Gévaudan.

– …. Certaines morsures sont ante mortem et d’autres post mortem

– Aurait-elle pu être attaquée par un loup ? demande Mélanie.

-Par un chien ou un loup. C’est encore trop tôt pour le dire. Les analyses de l’ADN trouvées sur le corps nous le révéleront.

La suite de l’investigation trouve un lien entre ces jeunes filles. Faustine a fait une découverte chez elle qu’elle transmet à la Gendarmerie. Elle a appris beaucoup de choses à la lecture de son livre sur la bête et de ce qu’elle a entendu des uns et des autres. Elle en fait un compte-rendu aux Gendarmes.

Y-a-t-il un lien avec le parc des loups et ses quelques loups échappés ?

Comme au XVIII° siècle, des jeunes filles sont retrouvées assassinées !

Pourquoi ces crimes ?

À qui profitent-ils ?

Et surtout, y-a-t-il un lien entre les deux ?

Laissez-vous guider par la plume de Florence Metge pour découvrir le fin mot de cette intrigue !

Mon avis

J’ai bien aimé le parallèle entre l’enquête et l’histoire de la bête du Gévaudan, le «bestio». Je salue le travail de l’auteur pour ses recherches. Elle nous raconte ce mythe de manière passionnante. Il y a eut un acte vandalisme au mois de Mars 2016 : au moins 6 loups se sont échappés. Une part de réalité reprise dans ce roman : il y avait discordance entre les animaux effectifs et ceux recensés.

L’histoire de fond du thriller, la trame de base est bien montée. L’enquête sur les meurtres en série n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air au début du récit. La violence du prédateur, du tueur est bien construite. Florence Metge maintient le suspense jusqu’au bout quand au véritable meurtrier et au mobile.

Malgré quelques passages un peu bizarres au tout début de l’interrogatoire dont on peut se demander le but, l’enquête reste intéressante tant dans son déroulement que dans les rebondissements. Le dénouement est digne d’un bon polar.

L’auteur nous montre également les difficultés à s’intégrer dans un petit village de montagne ainsi que l’agressivité des hommes devant une femme seule. Tant verbale que physiques, ces agressions semblent aller de soit : le femme n’est-t-elle pas aguicheuse de nature ?

La vie sentimentale de Faustine ainsi que la description de la maison prennent un trop de place. Des longueurs qui n’apportent rien à l’histoire, sauf peut-être pour dénoncer les agressions. Ce n’est que mon avis d’amateur de thriller et polar.

Par contre, les paysages sont admirablement bien décrits et incitent à une visite de cette très jolie région. La plume de Florence Metge reste bien agréable à suivre. Ceci dit, entre la légende et l’enquête proprement dite, cette lecture est instructive et titille la curiosité sur un mystère non résolu.

Vlog

L’auteur sur les réseaux

Author: david

Ma femme est ma vie, mon astre de lumière, La Nature. nos animaux, chevaux, chats et poules, sont ma petite arche. "Carpe Diem", c'est plus facile à dire qu'à faire mais j'essaie. J'aime ma vie de Paysan-Montagnard, la lecture, la randonnée,... Toujours un livre à portée de main, je ne supporte pas être en manque de lecture, un bon thriller, l'ésotèrisme, les voyages et beaucoup d'autres thèmes dans lesquels je peux apprendre quelque chose !

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3 thoughts on “Meurtres en Gévaudan

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