Midnight Sun – Le point de vue d’Edward

Bonjour à tous ! Je vous parle aujourd’hui d’un roman qui s’inscrit dans la saga culte Twilight : un must-have ou un coup de pub ? Je vous en dis plus.

L’auteure

Elle grandit à Phoenix (Arizona), avec une grande famille. Elle a cinq frères et sœurs : Seth, Emily, Jacob, Paul et Heidi. Elle ira à la Chaparral High School à Scottsdale,en Arizona, et la Brigham Young University à Provo dans l’Utah, où elle recevra un diplôme d’anglais en 1995. Stephenie Meyer, une Mormon, rencontre son mari Christiaan, surnommé « Pancho », quand elle grandit en Arizona, et l’épousa en 1994. Ensemble, ils ont trois enfants : Gabe, Seth et Eli.

En bref

  • Genre : Fantastique, Romance
  • Sortie : 2020
  • Nombre de pages : 798
  • Editeur : Hachette
  • Résumé de l’éditeur : C’est l’histoire d’un lycéen pas banal. Edward est d’une beauté qui frôle l’absurde, mais ce n’est pas ça qui fait sa non-banalité, quoique ça y participe En vérité, c’est un vampire… Il vit avec sa famille, composée de ses frères et sœurs Jasper, Alice, Rosalie et Emmet, d’Esme sa mère et de Carlisle son père qui est médecin. La particularité de cette famille de vampires ? Il sont « végétariens », et oui, ils ont appris à résister à l’appel de la chasse des humains et se nourrissent d’animaux sauvages comme les ours et les cerfs.
    Mais la vie d’Edward va être chamboulée par l’arrivée de Isabella Swan (Bella) qui emménage chez son père, Charlie le chef policier de la ville. Premièrement, elle attire son attention car il n’arrive pas à lire ses pensées. Certains vampires ont des dons particuliers, Edward, lui, peut lire dans les pensées de n’importe qui. Seulement, pas elle, pour une raison inconnue. Deuxièmement, le parfum du sang de la jeune fille est inexplicablement irrésistible…

Mon avis

Les fans l’attendaient et il est enfin arrivé : le roman qui reprend l’histoire du premier Twilight (Fascination) mais sous le point de vue d’Edward, cette fois-ci ! Deux fois plus long que le roman originel, Midnight sun est aussi mieux écrit et plus détaillé. Vaut-il toute la peine que l’auteure s’est donnée et toute l’attente que les fans ont due éprouver ? On vous dit tout !

Souvenirs, souvenirs

Les premières pages nous ramènent des années en arrière, alors que les histoires de vampires et loup-garous n’encombraient pas encore tous les rayons des magasins, et que l’histoire de Bella débutait à peine. Une certaine nostalgie s’installe : le plaisir de retrouver les personnages, surtout les Cullen et leur charisme envoûtant, ces vampires magnifiques aux caractères emprunts de classe et de raffinement, est vivace.

Forks et sa brume continuent de charmer à leur tour, tout comme Charlie, le père de Bella, avare de paroles et morose, ou Bella elle-même, remisée à l’écart, et bien différente de celle présentée à l’écran, dans les films. Plus maladroite (oui, c’est possible) et plus drôle, elle nous rappelle que les adaptations ne rendent pas toujours hommage à l’œuvre originale.

Un Edward plus vrai que nature

Avec son « je » à la première personne, Edward exprime tous ses doutes, ses souffrances et ses douleurs. Dans ce roman, il n’est plus seulement le vampire amouraché d’une humaine, il existe à part entière, avec ses défauts et ses qualités, ses remords et ses regrets. Sa manière de s’épancher, à l’image d’un romantique des anciens temps, est plaisante ; l’auteure s’exprime également mieux, les phrases, le vocabulaire, les tournures s’avèrent précis, de qualité.

Les interactions d’Edward avec sa famille, nombreuses, apportent de la profondeur au personnage et du dynamisme dans les dialogues. Ses échanges constants avec Alice, sa sœur qui voit l’avenir, se multiplient : certaines scènes dissèquent pas à pas les différents choix que pourrait offrir un futur plutôt qu’un autre. Le lecteur comprend mieux Edward, son abandon du tome deux avait déjà été réfléchi, par exemple ; son passé vampirique est raconté avec douceur et violence ; et ses sentiments se dévoilent avec cohérence et réalisme.

Edward nous partage tout : le moindre de ses questionnements intérieurs, justifié ou non, la moindre hypothèse, fondée ou pas, se porte à nous. Et c’est là que nous pointons le plus gros défaut du roman : la longueur et la répétition.

De la longueur et de la répétition

Edward ne parvient pas à gérer ses sentiments, il se déteste parce qu’il est vampire, il se hait car il est un monstre, il ne s’aime pas parce qu’il craint de faire souffrir Bella. Ces pensées se répètent inlassablement du début à la fin. Torturé, complexé, il peine à accepter ce qu’il est et ce qu’il ressent. Ses dénis, ses combats féroces contre lui-même amènent, certes, des passages philosophiques prenants, mais alourdissent la lecture quand ils se réitèrent à tout bout de champ. Certaines scènes s’allongent ainsi indéfiniment, dérangées par des traits de réflexion noirs, des monologues internes pénibles, et des questions multiples qui restent sans réponse.

De huit cent pages, le roman aurait pu se cantonner à cinq ou six cents, un nombre déjà admirable. Trop de détails dénaturent des scènes dynamiques : les marques des voitures volées, les vitesses des compteurs qui défilent, les aspects mécaniques des véhicules, les gestes précis des vampires (sachant qu’ils sont très rapides, une seconde de leur temps suffit à noircir un paragraphe), toutes les possibilités entrevues par Alice, tous les échanges de pensées entre membres des Cullen… Bien que les propos restent intéressants et utiles à l’histoire, ils ralentissent la lecture et frustrent. Tout semble aller à reculons. Les scènes qui nous restaient en tête, suite aux films ou à la lecture du roman originel, peinent à survenir.

Des scènes et informations inédites

Heureusement, de nouvelles scènes et informations inédites s’invitent pour mieux nous happer. On en apprend ainsi davantage sur le passé d’Alice, un personnage qui n’avait été que peu développé dans la saga originale. C’est croustillant ! Même le personnage de James, le traqueur, s’avère riche et inattendu. Une bonne surprise !

Les cousins d’Edward s’invitent pour l’aider à apaiser ses craintes ; on se rappelle de ces figures venues à la rescousse dans le tome quatre Breaking Dawn. Leur charisme est envoûtant. Et on assiste à toute la mise en scène orchestrée par les Cullen, pour faire croire à Charlie et René, les parents de Bella, que cette dernière est tombée dans les escaliers, puis qu’elle a traversé une fenêtre, alors qu’en réalité, un vampire a essayé de la tuer. Les réactions peu ahuries des parents sont assez comiques ; ils ne sont guère surpris par la maladresse de leur fille !

Enfin, tous les Cullen sont mis en avant, notamment le grand Emmett. Il apparaît moins bagarreur et bourrin, il fait preuve de sensibilité à l’encontre d’Edward ou envers une Bella inconsciente, et déteste l’image effrayante qu’il renvoie ; sa tendre Rosalie nous partage également ses ressentis avec emphase et s’explique avec son frère sur son comportement envers Bella. Personnages secondaires d’importance, les Cullen ne cessent de nous captiver.

Pourquoi lire Midnight sun ?

  • Un incontournable si vous avez aimé les autres romans de la saga Twilight: revivre certaines scènes donne des frissons !
  • Des scènes et dialogues inédits approfondissent l’univers, et amènent une nouvelle vision des tomes postérieurs.
  • Les relations entre les Cullen, notamment entre Edward et Alice, sont profondes et magiques.
  • L’histoire originelle prend une tout autre dimension : plus cohérente, plus réaliste.
  • Chacun des membres des Cullen ne cesse de captiver et d’étonner.
  • L’amour entre Bella et Edward n’a jamais été aussi fort et bien raconté !

 

4 thoughts on “Midnight Sun – Le point de vue d’Edward

  1. « Des monologues internes pénibles » j’ai eu l’impression de ne lire que ça dans ce roman et ai fini par l’abandonner, d’autant que j’ai trouvé que le point de vue d’Edward faisait plus harceleur complètement obsédé par Belle que personne amoureuse…

  2. Je ne l’ai pas senti comme ça, mais les longueurs je les ai bien senties, comme toi ^^ J’ai failli abandonner, mais j’aime trop cet univers alors j’ai continué puis réussi à finir.
    Après, j’adore les personnes protectrices et passionnées comme il peut l’être, même si je ne pense pas les apprécier dans la réalité. Je crois que c’est plus fort que moi, cela me fait de l’effet, beaucoup, comme le vampire Matthew de Clairmont dans la saga de Deborah Harkness, il est très possessif et macho sur les bords.

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