Origines

Je suis heureux de vous retrouver pour ce vendredi lecture. Je vous emmène en voyage dans un passé imaginaire très lointain, à la naissance du monde sous la plume de Joël Chabas et son premier roman « Origines ».

Je suis heureux de vous retrouver pour ce vendredi lecture. Je vous emmène en voyage dans un passé imaginaire très lointain, à la naissance du monde sous la plume de Joël Chabas et son premier roman "Origines".

Brève sur l’auteur et le roman

Né près de Lyon, Joël Chabas a grandi dans une famille d’artistes, d’enseignants et de scientifiques. Si les premiers lui donnèrent goût à l’écriture, les autres forgèrent son esprit critique, l’amenant à toujours interroger le monde autour de lui, jusqu’à cette question qui servit de point de départ à son premier roman : si Dieu créa les hommes à son image, par voie de réciprocité, à quel point Dieu nous ressemble-t-il, dans nos doutes, nos tentations, nos faiblesses et nos imperfections ?
Grand lecteur très éclectique, de la littérature blanche, au polar, à la fantasy ou encore à la science-fiction, c’est de ces inspirations variées et de son amour de l’histoire et des mythologies, qu’il a développé un style résolument moderne, mêlant les genres et se jouant des codes littéraires.

 

  • Style : FantastiqueJe suis heureux de vous retrouver pour ce vendredi lecture. Je vous emmène en voyage dans un passé imaginaire très lointain, à la naissance du monde sous la plume de Joël Chabas et son premier roman "Origines".
  • Éditeur : Éditions Maya
  • Nombre de pages : 221

 

LA question ?

 

D’où venons-nous ? Des scientifiques aux prédicateurs en passant par le commun des mortels, beaucoup se posent cette grande question.

Et si le big-bang n’était pas l’origine de tout ? Et si c‘était une entité à l’origine du monde ? Et si il y a avait réellement des créateurs à l’origine de la terre et de la race humaine ? Et si nous étions observés et guidés par ces mêmes créateurs ? ET si les réponses à nos questions étaient dans notre passé lointain, dans l’essence même de ces créateurs ? Et si ? Et si ?

Au contraire de la dystopie, Joël Chabas nous emmène dans un monde imaginaire qui pourrait être notre passé lointain.

Il y a les prophéties et il y a le destin. Je suis plus enclin pour la deuxième option, ce roman n’est pas arrivé par hasard dans ma vie ni à ce moment de mon existence pour les valeurs dont il regorge. Je remercie Joël Chabas pour ce moment de lecture très intense et tout ce qu’il m’apporte personnellement.

Les protagonistes

  • Le Deos : Roi des Anagii qui peut être une Reine
  • La Reine
  • Le Jiüs : Fils du Déos (Evahy)
  • Le cadet : Antäs
  • Les filles de la Source : Sagaé et Amarié
  • Les Arks (les justes) : Ils sont les représentants de chaque guilde.
  • Les Anagii : les habitants sont répartis en fonction de leur guilde ou caste.

L’aube du monde

Au tout début, il y avait les titans. C’est de l’amour de deux d’entre eux que naquirent les Anagii. Ces derniers accaparaient trop la mère. L’amant, se sentant délaissé, a voulu récupérer sa bien-aimée par tous les moyens. Il s’est retrouvé face aux Anagii qui ont défendu leur mère. Les pleurs de cette mère, effondrée par le comportement de son amant, la transforment en un immense diamant qui devient la Source.

De monde en monde

Les Anagii mènent une vie paisible, ils profitent de la planète sur laquelle ils vivent en respectant certaines règles que tous acceptent. Je peux dire que ça parait être une vie idéale, le Deos en est le garant, il guide son peuple et protège la source. L’amant, appelé le Néant ou encore le malin, est toujours là prêt à nuire. Et c’est ainsi que la Source et les Anagii fuient et recréent des mondes. Lors du dernier transfert, le Néant a réussi à se faufiler en partie. En même temps que le Déos et la Source sont arrivées celles qu’on nommera les filles de la Source, Sagaé et Amarié. Deux sœurs en tout points différentes portant le symbole de deux gouttes d’eau inversées telles le Yin et le Yang (ça, c’est mon imagination et ce n’est pas très chrétien).

Les filles de la Source

Sagaé que j’ai attribué à Sagesse est vieille, courbée, ridée, sans âge. Elle écrit les prophéties avec une sage modération.

Une porte se rouvrira

Et une autre sera scellée,

Le Néant reviendra,

Ce monde sera le dernier.

Les amants se retrouveront,

Et la Source mourra.

Les treize se réuniront,

Alors la lumière renaîtra.

Amarié est d’une éternelle jeunesse, elle sort voilée pour ne pas faire tourner la tête des anagii qui deviennent fou à la vision de sa beauté. Dans un monde où il n’y a pas de …….. (J’ai failli trop en dire), elle dépasse ces sentiments par sa présence et sa « plastique ».

Amarié se dénuda. De ses deux mains, elle découvrit ses épaules et fit descendre le tissu le long de sa poitrine jusqu’à ses hanches. Elle laissa finalement sa robe de soie couler le long de sa peau claire jusqu’à ses pieds. Le fils du Déos sentit une vague de chaleur l’envahir. Ses joues le brûlèrent. Une sensation qu’il n’avait jamais connue auparavant le saisit. A l’entrejambe, sa combinaison moulante le serra atrocement.

Sagaé prophétise que ce monde est le dernier. Avec le sang du Déos, elle celle à tout jamais les portes qui enferment le pentagramme qui sert aux habitants de fuir le Néant.

Le dernier monde

Afin de se protéger et pour la première fois, les Anagii se trouvent enfermés sous un dôme et ne peuvent profiter de toutes les richesses du monde dans lequel ils sont arrivés. L’entretien du matériel, des habitations et la nourriture, tout devient compliqué. Il commence à y avoir des tensions difficilement gérables par le Déos.

Un événement va déclencher les passions et le Néant en profite pour venir. Le Déos meurt dans cet incident et c’est Evahy qui est couronné à sa place.

Le jeune et nouveau Déos plie à la demande des Anagii à créer une nouvelle planète pour bénéficier de ressources suffisantes. Il crée cette planète, la planète bleue.

Dans ce même temps, un anagii, habité par le Malin, déverse quelques gouttes de sang dans la Source. Celle-ci, surprise par cette prière de sang, se laisse corrompre et enfante des futurs habitants de la planète bleue, les Humains.

Il s’engage de longues polémiques au sein des Arks et du peuple au sujet de cet homme et de cette femme qui sont l’œuvre de la Déesse pour les uns et une abomination pour les autres. Devant une telle discorde, le Néant en profite pour distiller son venin.

C’est dans ces circonstances qu’ont évolué les humains, depuis Adam et Eve en passant par l’Arche de Noé, la tour de Babylone et….. non, je ne vous raconterai pas la fin. Je vous laisse le découvrir par vous-même au travers de ce roman qui m’a agréablement surpris.

 

Je suis heureux de vous retrouver pour ce vendredi lecture. Je vous emmène en voyage dans un passé imaginaire très lointain, à la naissance du monde sous la plume de Joël Chabas et son premier roman "Origines".Que me reste-t-il de cette lecture ?

 

J’ai lu l’ancien testament sans être croyant mais par curiosité, j’ai choisi de chroniquer le roman de Joël Chabas pour la même raison.

Je salue l’auteur pour ces recherches et son imagination à corréler le peuple anagii avec la création de la terre et des hommes en suivant leur évolution mais je ne peux trop en dire. Les références bibliques sont visibles sans prendre le dessus sur le roman.

Je suis dans une période de totale remise en question. A la rédaction de la chronique, j’ai relu certains passages que j’avais surlignés et j’ai lu entre les lignes. Ce roman puise des émotions enfouies en moi, la part du bien, la part du mal et l’équilibre précaire qu’il y a entre les deux.

Au-delà de l’histoire qui est écrite de manière fluide et prenante, il s’agit d’un conte ou d’une fable à plusieurs morales pour qui veut les voir. Il y a aussi les histoires d’amour, les convictions et les manigances politiques, une intrigue très bien menée qui tient le lecteur en haleine.

A l’image des deux  sœurs de la Source qui restent pour moi les personnages les plus importants et les plus attachants du roman, on voit les différences vis-à-vis du regard humain. Comme-ci elles devaient obligatoirement être deux et qu’il ne peut pas y avoir de sagesse dans un corps sublime : c’est une critique envers l’Homme en général.

Je retiens également le souci du détail sur la fastuosité des décors, de l’habillement sur des combinaisons latex et de leurs richesses.

Il y a les prophéties et il y a le destin. Je suis plus enclin pour la deuxième option, ce roman n’est pas arrivé par hasard dans ma vie ni à ce moment de mon existence pour les valeurs dont il regorge. Je remercie Joël Chabas pour ce moment de lecture très intense et tout ce qu’il m’apporte personnellement. Il fait partie des livres que je relirai avec plaisir et pour voir mon évolution. J’espère vous retrouver bientôt dans une autre lecture et pourquoi pas une suite…

Sur la version Kindle, je n’ai pas bénéficié des dessins qui semble t’il sont magnifiques ! Vous pouvez donc orienter votre choix pour l’achat de votre prochaine lecture. Je vous donne rendez-vous sur https://www.origines-lelivre.com/

Je remercie également les éditions Maya pour leur confiance.

De chaque lecture de ce roman sortira une idée différente et c’est sans doute la force de ce livre que je ne peux que vous conseiller. C’est un style original, une autre époque qui peut faire envie ou qui peut faire peur. Nous trouverons tous une part de nous-même au travers de ces mots et de ces maux. A chacun d’en faire bon usage.

Je vous souhaite une très bonne lecture.