Un jour sur trois : La limite des actions de prévention des féminicides

Je suis de retour avec une nouvelle chronique et je vais vous parler du roman de Stephane Wegner : Un Jour sur Trois

nouvelle chronique : je vais vous parler du roman de Stephane Wegner : Un Jour sur Trois

Présentation du Livre et de l’auteur

  • Éditeur : PUBLISHROOM FACTORY (14 décembre 2020)
  • Langue : Français
  • 183 pages en version Broché

Magistrat depuis 27 ans, Stéphane Wegner a pu expérimenter de l’intérieur les failles et les limites du système judiciaire français pour la prévention des féminicides. Je vous invite à consulter ses autres activités sur son site (lien en fin d’article.)

L’Histoire mais juste un peu

Introduction : Kevin

“Papa est allé dans la cuisine et je l’ai vu revenir avec un grand couteau et l’a planté plusieurs fois dans le ventre de maman. Elle est tombée sur le canapé et les coussins sont devenus tout rouge et maman ne bougeait plus.”

Le roman :

Marc est juge d’instruction à Paris mais il est en convalescence à St François du Morgon après son triple pontage coronarien. Nous sommes en juin 2019, il fait beau et Marc devrait passer deux mois loin du stress et de la fatigue de son travail.

Dans la salle du Bar, il apprend qu’en deux ans, cinq femmes ont disparu alors qu’elles randonnaient dans le Morgon. Ces femmes n’ont jamais été retrouvées et n’ont laissé aucune trace. Cette histoire est pour Marc une distraction bienvenue :

“Et puis, on ne sait jamais, s’il arrivait à comprendre ce qui c’était passé, cela ne pouvait pas être mauvais pour la promotion qu’il attendait depuis longtemps.”

Marc s’intéresse à sa voisine qu’il va aborder pour l’inviter. Il fait donc la connaissance d’Elena, journaliste scientifique pour une revue de vulgarisation. Il engage rapidement la discussion sur les “disparues”, Elena sait peut être quelques chose…

“Il y a eu quatre – enfin cinq – disparitions en deux ans à peu près et on n’a jamais retrouvé la moindre trace, c’est comme si elles s’étaient volatilisées.”

Mais l’enquête est superficielle et très discrète en ce début de saison touristique. Dans le village, il y a ceux qui accusent le prêtre de l’Abbaye et puis d’autres regardent d’un mauvais œil le centre qui accueille les amateurs de yoga et de méditation. En fait, chacun a son avis, allant jusqu’à dire que les sorcières sont revenues célébrer le Sabbat au sommet des montagnes en buvant le sang des vierges………et pourquoi pas les extra-terrestres ?

Marc décide alors de monter au Morgon pour faire sa petite enquête personnelle. Il va aussi à la rencontre des gendarmes. Ce Juge d’instruction en convalescence suit quelques pistes mais il est très loin de son secteur. Il dérange, le Parisien 😉

Mon avis sur Un Jour sur Trois

J’ai apprécié cette lecture en suivant la plume fluide de l’auteur qui m’a embarqué dans le suspens de cette enquête.  L’histoire est à la fois très mouvementée dans certains passages pour devenir poétique entre Marc et Elena. La trame est surprenante car j’ai suivi plusieurs pistes en suivant Marc. Une lecture captivante.

Ce livre a un intérêt particulier puisqu’il pousse le lecteur à la réflexion sur le féminicide. Il pourra vous rappeler des choses vécues, actuelles ou anciennes. L’auteur semble vouloir témoigner dans ce roman facile à lire et à comprendre. Un roman à ne pas rater. Ma note : 4.5/5

Un roman pour quels lecteurs ?

  • Vous aimez les aventures
  • Vous aimez les enquêtes
  • Vous vous sentez concerné par les violences conjugales
  • Vous cherchez un livre facile à lire
  • Peut-être avez-vous besoin d’aide…….

Je vous invite à ouvrir le sujet (VLOG et PODCAST)

En 2020, « 106 crimes ont été perpétrés et 90 victimes sont des femmes, a déclaré le garde des sceaux dans une vidéo postée sur Facebook. En 2019, 173 crimes ont été perpétrés et 146 femmes ont été victimes de ces crimes conjugaux ». « Bien sûr que chaque homicide, que chaque violence, est un échec avec les conséquences humaines dramatiques que l’on imagine, un échec pour notre société toute entière, c’est un échec pour le ministère de la justice », a-t-il insisté. Stade ultime des violences subies par plus de 200 000 femmes par an, les féminicides avaient connu une forte hausse en 2019 (25 de plus que l’année précédente).

Chantage, humiliation, injures, coups… Les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919. Gratuit et anonyme, ce numéro de téléphone est, en raison des circonstances exceptionnelles dues à l’épidémie du coronavirus et jusqu’à nouvel ordre, accessible de 9h à 19h du lundi au samedi.

Pour en savoir plus

Le site de l’Auteur : https://stephanewegner.fr

Sur Facebook : https://www.facebook.com/stephanewegnerauteur

Sur Instagram : https://www.instagram.com/wegnerstephane/

 

SimPlement.pro

Author: Angélique

Chroniqueuse Littéraire Animatrice : Coach Organisation, Ateliers Bullet Journal, Psychologie positive Responsable associative maison-ecologique.org

23 thoughts on “Un jour sur trois : La limite des actions de prévention des féminicides

      1. Depuis l’idée de devoir conjugal, la loi française est arrivée en 2006 à considérer le viol conjugal comme un facteur aggravant. Autrement dit, l’auteur d’un viol conjugal risque une peine plus lourde que l’auteur d’un viol sur une personne inconnue ou éloignée. Le premier risque alors jusqu’à 20 ans de prison, contre 15 ans pour le second. Le viol conjugal est en effet un crime qui peut être jugé devant la Cour d’Assises.
        Les victimes disposent de 10 ans à compter de la date du viol pour porter plainte. Au-delà, il y a prescription et le criminel ne peut plus être jugé.

          1. Oui bon malheureusement, on voit bien que les peines ne sont pas toujours en accord avec les textes… 😒

          2. Ce sont toujours ceux qui ont rien demandés qui en subissent les conséquences… Mais c’est tout un système à revoir, pas seulement le judiciaire. 😉

  1. Une amie de ma tante a été tuée par son ex mari (je ne sais pas s’il y avait des antécédents de violence). L’aînée du couple était là. A la petite, on a raconté que ses parents étaient morts dans un accident de camion parce que c’est la version qu’elle m’a donnée à l’époque. J’ai appris plus tard ce qui était arrivé.

    Sans violence physique, j’ai tout de même personnellement assisté à la violence psychologique et l’ai vécue aussi (pas dans un contexte amoureux mais c’était quotidien, les insultes, le rabaissement, sans jamais dépasser le cadre de la violence verbale.) J’avais déposé une main courante qui ne servait pas à grand chose. Néanmoins, j’avais hâte d’avoir 18 ans et de pouvoir partir très loin de cet homme. C’est ce que j’ai fait d’ailleurs. 😉
    Avec le recul, le pire c’est l’indifférence des autres. J’en parlais avec mes amis qui me disaient que j’exagérais… Alors j’en parlais plus. Un jour, ça gueulait fort (sur ma mère) et un de mes camarades passait dans le coin. Il s’est excusé de ne pas avoir voulu me croire plus tôt. Bref. La sphère privée est une réalité mais ceux qui sortent du silence n’ont pas toujours l’écoute nécessaire d’autant qu’on a un système judiciaire pas toujours performant pour protéger que ce soit la personne directement victime ou les enfants autour.
    Ma mère a eu besoin des gendarmes, un jour, ils ne se sont même pas déplacés parce que tant qu’il n’y a pas de coups, ils ne peuvent pas intervenir. (Son mari était déjà pas un cadeau la plupart du temps mais il était malade, sous médocs, empli de colère à cause du cancer, ce genre de trucs qui vient aggraver des situations déjà bancales. Ma mère a surtout dit quelque chose comme “et s’il devient violent physiquement, je peux pas me rendre alors qu’il est malade et déjà à terre”.)
    On n’est pas dans un cas “dramatique” ici mais on voit bien que le système n’est pas conçu pour empêcher que ça dérive au point où quelqu’un finit par se faire tuer. D’ailleurs, même si c’est plus rare, des hommes subissent aussi des violences et sont ignorés du dit système parce que considérés comme le sexe fort dans notre société.

    Et là, c’est juste la France, j’ose même pas imaginer dans certains pays, l’horreur que cela peut être.

    Vaste sujet. Je reprends ta vidéo dans la matinée, c’est l’heure de m’occuper des enfants pour l’école. 😘

    1. Je pense que dès que la violence s’installe, elle est destructrice. La violence verbale (psychologique) détruit l’estime de soi de celui ou celle qui subit.
      Très rapidement, la victime est isolée car comme tu le dis, les autres n’y croient pas.
      Quand à notre système judiciaire, c’est catastrophique….

      1. Tout à fait. 😕

        J’ai adoré ta vidéo malgré le sujet très lourd. C’est bien de mettre en contexte. Celui qui n’a pas vécu/vu les dégâts que cela peut causer ne risque pas de comprendre ou de vouloir comprendre. Si tu as pu aider quelques personnes à avancer dans leur vie et à prendre un nouveau départ, c’est déjà fabuleux.

        Souhaitons qu’un jour, nous parvenions à un système qui pourra protéger les victimes puis à prévenir ce genre de choses. Tu as parlé de récidivistes, c’est malheureusement trop souvent le cas. 😞

        Bref. Je note aussi ce livre mais comme pour les autres… Sans certitude. 😉

        1. Hello. La justice recule puisque maintenant, le consentement est à 13 ans (c’était à 15 ans). C’est honteux.
          Personnellement, je ne conseille pas de saisir la justice mais de suivre la thérapie pour montrer que finalement, nous sommes beaucoup plus fortes (oui, je fais comme ça lol)

          1. Là-dessus, si la thérapie apporte réellement de l’aide, je n epeux qu’encourager cette étape.

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